Marché du gaz : l’analyse technique de février 2018

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Sommaire

Le marché du gaz naturel en février 2018

Les marchés spot ont connus de fortes variations suivant les fluctuations de la météo. Le mois de février a d’abord été marqué par une importante chute des températures dans le nord de la France puis, en semaine 8, par l’arrivée d’une vague de froid extrême en provenance de Russie.

Une demande de gaz plus forte pour la production d’électricité a également tiré les prix à la hausse. La raison ? La hausse des prix du charbon, qui a entraîné un recours plus important aux centrales à gaz. En fin de mois, les marchés anticipaient un risque de recours aux importations, en cas de maintien d’une demande élevée de gaz naturel.

◇ Hiver 2017-2018 : le risque de pénurie de stockage de gaz existe-t-il réellement ? ◇

Le recours massif des opérateurs au stockage a néanmoins permis de limiter la hausse des prix de marchés en début de mois. Problème : les niveaux de stockage ont atteint leur niveau le plus bas depuis 10 ans !

S’agissant du GNL, le flux est resté faible. Vers le milieu du mois, GRTgaz s’est ainsi vu contraint d’émettre une alerte rouge en raison d’un manque d’approvisionnement en GNL dans la région Sud-Est.

Sur les marchés long terme, en revanche, rien à signaler ! Les valeurs sont restées relativement stables malgré une légère tendance à la baisse en début de mois grâce, notamment, aux bas niveaux du cours du pétrole.

Certains drivers du prix du gaz

Le prix du pétrole

Alors que certains skiaient sur les pistes enneigées, le marché du pétrole en a profité pour dévaler la pente ! En début de mois, il a connu sa plus forte correction avec une baisse de près de 10 % sur la seule semaine 7. Cela a permis d’annuler près de 2 mois de hausses consécutives des cours.

La cause de cette dégringolade ? Les perspectives de surproduction en provenance notamment des États-Unis, dont la production de pétrole semble près d’égaliser celle... de l’Arabie Saoudite ! Mais également, la perspective, confirmée en fin de mois, d’une prolongation du gel de la production de l’OPEP.

La tendance s’est poursuivie au cours du mois avant de repartir à la hausse en semaine 8, en raison notamment de niveaux de stocks bas et d'une hausse des exportations du pétrole américain.

Le taux de change EUR/USD

Le mois de février a été marqué par une évolution en dents de scie du dollar face à l’euro. La monnaie américaine s’est ainsi renforcée en semaines 6 et 7 avant de reprendre sa tendance à la baisse en semaine 8.

L’année 2018 pourrait être celle d’une baisse du dollar face à l’euro. Au vu de l’état du déficit national et de la valorisation « haute » des actifs américains, le gouvernement Trump pourrait en effet opter pour une politique du dollar faible.

Les températures

Cela n’a pu vous échapper : le mois de février a été très froid ! Pour la première fois depuis le début de l’hiver, les températures sont passées en deçà des normales de saison dès la semaine 6.

Elles se sont maintenues sous les valeurs de référence durant les semaines suivantes. Les écarts enregistrés, pour cette première vague de froid, étaient de 2°C à 6°C sous les normales. Les niveaux prévus jusqu’à début mars faisaient état de valeurs de près de -10° par rapport aux normales de saisons. Brrr… vivement la fin de l’hiver gazier !

 

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