Marché du gaz : l’analyse technique de février 2017

Comme chaque deuxième semaine du mois, le maGAZine vous propose son analyse technique du marché du gaz du mois précédent. Inscrivez-vous à notre newsletter pour être certain de n’en louper aucune !

Sommaire

Le marché du gaz en février 2017

La vague de froid qui a traversé le pays en janvier n'était pas anecdotique : en semaine 6, les stocks de gaz naturel ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2013. Conséquence : le marché s'est tendu… Les températures ont finalement augmenté, tout comme les consommations. Les prix du gaz naturel ont alors baissé avec, en semaine 7, un écart TRS Day Ahead / PEG NORD Day Ahead négatif pour la première fois depuis 8 mois. Le mois de février a ainsi terminé à l'équilibre. Une tendance renforcée par le bon approvisionnement de la zone sud en GNL via le terminal de Fos-sur-Mer, par la baisse de la restriction sur la liaison nord/sud, et des températures qui ont dépassé les normales saisonnières. Qu’en est-il des stocks ? Peu d'amélioration de ce côté : en semaine 8, ils n'étaient remplis qu'à 29 %, avant de revenir au niveau de 2013, fin février. Avec l'arrivée du printemps, le plus dur devrait cependant être derrière nous…

Comprendre les principaux drivers du prix du gaz ☉

Certains drivers du prix du gaz

Le prix du pétrole

Qu'il semble difficile, en ce début d’année, de définir une véritable tendance pour les prix pétroliers. Ils oscillent depuis plusieurs semaines entre 55 et 57 $ ! Deux éléments jouent principalement sur les cours :

  • Fin 2016, les pays de l'OPEP (et la Russie) ont annoncé un gel de leur production, ce qui a entraîné une hausse du prix du pétrole.
  • Les États-Unis ont lancé une phase de reprise de la production, faisant baisser les prix et craindre une remise en cause de l'équilibre des prix souhaités par l'OPEP.

Résultat ? En février, les prix ont d'abord augmenté, pour ensuite faiblir. Ils ont finalement à nouveau légèrement augmenté, mais sans doute pas autant que les pays de l'OPEP l'espéraient. La tendance va-t-elle se clarifier en mars ? Il y a de quoi douter !

☉ Pourquoi parle-t-on de Brent ? ☉

Le taux de change EUR/USD

Tantôt en faveur de la monnaie unique européenne, tantôt en faveur de la devise américaine : le taux de change EUR/USD a joué avec nos nerfs en ce mois de février. Il a commencé par être favorable à l'euro, notamment à cause des premières décisions du gouvernement Trump, excluant les ressortissants de certains pays du droit d'entrée sur le territoire des États-Unis. Les marchés se sont inquiétés des répercussions potentielles d'une telle décision sur l'économie, faisant de l'euro une valeur refuge. Puis, le dollar s'est repris, les incertitudes électorales – en France principalement – faisant craindre pour l'économie européenne et les taux de la FED étant également espérés à la hausse. À la fin du mois de février, ce sont les doutes sur la politique américaine qui ont à nouveau renforcé l'euro. Bilan des quatre dernières semaines ? Le cours EUR/USD a évolué autour d’une moyenne de 1,06. À suivre en mars !

☉ En savoir plus sur le programme énergétique du nouveau président américain ☉

 

Les températures Après un mois de janvier (très) froid, le mercure s'est montré un peu plus clément en février. Il fallait bien cela pour se remettre des températures largement en-dessous des normales saisonnières du début d'année. Ainsi, il a fait jusqu'à 6 °C (en semaine 8 notamment) au-dessus des températures attendues pour le mois le plus court de l'année. Appréciable, d'autant que la situation devrait perdurer une bonne partie du mois de mars !